Le musée des Beaux-Arts de Dijon est l'un des plus importants et l'un des plus anciens musées de France.
Le musée des Beaux-Arts a été fondé par décret des États de Bourgogne, le 30 novembre 1787, mais le projet remontait à 1783, à la décision de construire l'aile orientale du palais. Il fallait faciliter l’enseignement des élèves de l'école de dessin en rassemblant des œuvres qui pouvaient servir de modèle.
Cette école originale, gratuite et ouverte à tous, fut créée par François Devosge, le 24 mars 1767. Le musée est placé sous la protection des États de Bourgogne, et abritait ses collections dans le salon Condé, conçu comme une galerie des batailles à la gloire du grand Condé, et la salle des statues ou « salle des antiques » où se trouvaient des copies d'antiques en plâtre et en marbre.
L'héritage des ducs de Bourgogne lui vaut de présenter des chefs-d'oeuvre incontestés de la fin du Moyen Âge. Ses collections encyclopédiques, issues à la fois de la période fondatrice de la Révolution et de la curiosité des collectionneurs, invitent aux découvertes les plus variées de l'art égyptien au XXIe siècle. Le musée est installé dans l'ancien hôtel des ducs de Bourgogne et la partie orientale de palais des Etats. Il constitue à ce titre un témoignage essentiel sur l'art et l'histoire de la Bourgogne de la fin du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle.
Ouvert au public à la fin du XVIIIe siècle avec une vocation encyclopédique, le musée possède un fonds antique, particulièrement riche pour l'Égypte ancienne.
Depuis 1998, à la suite de l'exposition Offrandes à Osiris, une salle accueille également une partie des collections égyptiennes du musée, à savoir 340 œuvres sur le millier qu'il possède. Toutes ces pièces sont en lien avec l'art funéraire égyptien. Elles devraient, en théorie, provenir du legs au musée de l'archéologue dijonnais Albert Gayet, qui fouilla pendant vingt ans le site d'Antinoé, pour redécouvrir l'art copte. Or, le legs Albert Gayet a été déposé au Louvre pendant de nombreuses années et, au moment où le musée des Beaux-Arts l'a réclamé, le Louvre a été incapable de le restituer : beaucoup de pièces avaient été dispersées, sans qu'il soit possible de retracer leur parcours. Le Louvre a donc déposé au musée des Beaux-Arts des pièces « équivalentes », pour faire bonne mesure. Le point fort de la collection est formé par les masques funéraires de la période romaine de l'Égypte, ainsi que par une remarquable série de 11 portraits peints sur bois appelés « portraits du Fayoum ».
Le musée conserve une collection d'art du Moyen Âge particulièrement remarquable : aux œuvres commandées par les ducs de Bourgogne à Dijon, s'ajoute un ensemble de peintures, sculptures et objets d'art qui illustrent le raffinement et la dévotion de l'Europe médiévale.
Le goût des ducs de Bourgogne pour l'art et le faste est illustré par les œuvres provenant de la Chartreuse de Champmol, nécropole fondée en 1383 par Philippe le Hardi aux portes de Dijon. Son tombeau orné de pleurants et celui de son fils Jean sans Peur sont parmi les plus célèbres monuments funéraires de la fin du Moyen Âge.
La collection médiévale est riche de peintures italiennes (Pietro Lorenzetti, Taddeo Gaddi), flamandes (le Maître de Flémalle, Albrecht Bouts) et d'un ensemble de peintures suisses et allemandes unique en France (Konrad Witz, le Maître des Ronds de Cobourg). Quelques panneaux témoignent de l'influence des Flamands sur les peintres bourguignons au XVe siècle. La Bourgogne, la Flandre, l'Allemagne et l'Italie sont aussi représentées dans le domaine de la sculpture (École de Claus Sluter). Les objets d'art (orfèvrerie, ivoire…), essentiellement religieux, évoquent les trésors des églises comme les dévotions des particuliers.
La salle du Chapitre abrite des souvenirs de la Sainte-Chapelle et de l'ordre de la Toison d'or, ordre de chevalerie créé par Philippe le Bon en 1430.
Visité en 2026.
Palais des ducs et des Etats de Bourgogne, Pl. de la Sainte-Chapelle, 21000 Dijon
Accès gratuit
Sources:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_des_Beaux-Arts_de_Dijon
https://www.destinationdijon.com/patrimoine-culturel/musee-des-beaux-arts-de-dijon/
Jacques de Baerze, Retable de la Crucifixion, vers 1390-1399.
Salle des Gardes où se trouvent les tombeaux des Ducs de Bourgogne.
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