Santa Maria delle Grazie

L'église et le monastère ont été fondés vers 1463 par des Dominicains sur un terrain offert par Gasparo Vimercati. Sur ce terrain existait déjà un oratoire dédié à une image miraculeuse de la Vierge des Miséricordes (Vergine delle Grazie). Cet oratoire fut conservé et intégré à la nouvelle construction et l'église consacrée à Santa Maria delle Grazie. L'église est achevée entre 1472 et 1482.

La basilique, édifiée entre 1463 et 1482 dans la tradition gothique lombarde par l'architecte Guiniforte Solari, venait à peine d'être achevée lorsque le duc de Milan, Ludovic Sforza, décida, en 1492, après son fastueux mariage avec Béatrice d'Este, d'en faire un monument reflétant le nouveau style alors en vogue dans les cours les plus riches de la péninsule, style que l'on qualifiera plus tard de Renaissance. Ludovic fit démolir l’abside de la basilique pour la remplacer par une structure plus imposante dans le nouveau style. L’architecte Bramante imagina une « tribune » à plan centré constituée d’un immense cube surmonté d’une coupole et flanqué de trois absides, dont celle du chœur.

La coupole repose sur un tambour qui a l'aspect original d’une galerie parcourant toute la circonférence, alternant baies ouvertes et aveugles. La transition avec le plan carré du cube se fait par l'intermédiaire de pendentifs, où s'inscrivent des tondi représentant les quatre docteurs de l'Église. La pureté géométrique du cercle de la coupole, symbole de perfection, est reprise par la décoration aux motifs circulaires noirs sur plâtre blanc, par les roues à rayons ornant les arcs, par les oculus ouverts dans la coupole et par l'ouverture centrale donnant sur la lanterne. Les quatre côtés du cube sont surmontés de grandioses arcs en plein cintre, tangents en leurs sommets à la circonférence de la coupole. Les deux arcs latéraux s'ouvrent sur des absides symétriques aux voûtes à caissons. Les deux arcs centraux donnent, l'un sur la nef principale, l'autre sur le chœur. Ce dernier est constitué d'un espace cubique couronné d'une élégante voûte en parapluie, se terminant en une abside similaire aux absides latérales. L'équilibre des proportions est basé sur la largeur de la nef centrale, égale au double des côtés du presbytérium et du diamètre de la coupole.

À l'extérieur, la tribune surplombe au sud le Corso Magenta, à l'est la via Caradosso, au nord le cloître des grenouilles et à l'ouest la nef de l'église. Elle apparaît comme un cube monumental, dont se détachent sur les côtés les deux absides semi-circulaires, alors qu'à l'arrière, le parallelépipède du chœur se termine par une abside analogue aux deux latérales. Au-dessus, s'élève le « tiburio » – qui enveloppe la coupole –, en forme de prisme et surmonté d'une galerie. Le tout est couronné d'une lanterne posée sur une plate-forme circulaire. Sur le côté nord se dresse le petit campanile, de plan rectangulaire, adossé à l'édifice jusqu'à la hauteur de la galerie.

On trouve dans le réfectoire La Cène de Léonard de Vinci (ainsi que la Crucifixion de Giovanni Donato Montorfano). L'ensemble est inscrit à la liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'UNESCO.

Visité en 2025.

 

Via Giuseppe Antonio Sassi, 3 20123 Milano, Italia

Accès libre

 

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Santa_Maria_delle_Grazie_(Milan)

La « tribune » de Bramante, vue de l'arrière.

La « tribune » de Bramante, intérieur.

La Crucifixion de Giovanni Donato Montorfano

 La Cène de Léonard de Vinci

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