« À deux lieux de Soissons… dans une charmante vallée… il y a un admirable châtelet du XIVe siècle… ancienne demeure des évêques de Soissons ».
Victor Hugo écrivant à sa femme, le 1er août 1835,
Septmonts fut la résidence des évêques de Soissons depuis le XIIe siècle. La partie datant du XIIIe siècle fut construite sous les ordres de Jacques de Bazoches et la salle dite Saint-Louis, qui abritait la chapelle, daterait de cette époque. Le château fut reconstruit au XIVe siècle par Simon de Bucy, évêque de 1362 à 1404. Le donjon et la tour carrée dateraient de la même époque.
Le pavillon (ou palais) Renaissance — dit « logis des évêques » — a été construit par l'évêque Symphorien de Bullioud qui y mourut en 1534. Les évêques cessèrent d'y résider à la fin du XVIIe siècle. Il était en ruines quand le peintre Jacques-Edmond Leman le racheta en 1864. Il le restaura puis, à partir de 1877, Antoinette Leininger, baronne d'Ezpeleta, termina les travaux.
Bombardé en 1918, le logis Renaissance fut laissé sans couverture, abandonné jusqu'à la création en 1971 de l'« Association des amis de Septmonts » qui prit en charge sa sauvegarde et la mise en valeur du site.
Le château a été acquis par la commune en 1978, et la tour carrée en 1999.
Le donjon fût de lieu de tournage de quelques scènes du film "Le frisson des vampires" (1971) réalisé par Jean Rollin.
Le château de Septmonts était entouré de douves et d'une enceinte. Il en reste des vestiges dont la tourelle entière et la tourelle tronquée à moitié de sa hauteur.
Le donjon, de 47 mètres de haut a été construit à compter de 1373 par l'évêque Simon de Bucy. Il est constitué de sept étages d'une architecture complexe desservis par un escalier à vis surmonté d'une guette de 15 mètres de haut. Ses deux premiers niveaux sont voûtés sur croisées d'ogives. La tour abritait notamment un oratoire et une loge pour le concierge.
Un dessin de Jean-Pierre-Léopold Baraquin, visible au musée de Soissons, représente le donjon qui fut admiré par les Romantiques et rendu célèbre par Victor Hugo.
La tour carrée, constituée de trois étages, est semi-ronde à l'intérieur. Cette tour de défense comporte un escalier à vis logé dans un des redents qui permettent de servir les archères. Elle daterait de la même époque. Elle fut achetée en 1864 par un propriétaire qui restaura une partie du dernier étage qu'il surmonta d'un belvédère carré.
La chapelle Saint-Louis fut construite au XIVe ou XVe siècle.
Le logis Renaissance (ou palais des évêques), construit au début du XVIe siècle et longtemps laissé en ruines, présente un avant-corps à fronton et niche et un escalier en fer à cheval ajoutés vers 1600.
La cave voûtée, située dans le parc au nord du château, est en dehors de l'enceinte.
Selon une légende locale transmise par tradition orale, le village tiendrait son nom du pape Jean VIII. Comme Rome, le village entouré de sept collines est appelé Septmonts.
La chapelle de Saint-Louis et le donjon sont classés par arrêté du 18 mars 1920 ;
La tour carrée ; les caves voûtées situées à l'extérieur de l'enceinte ; les vestiges de l'enceinte ; les douves et la cour sont classés par arrêté du 24 janvier 2006.
Visité en 2026.
Pl. de la Mairie, 02200 Septmonts
Accès libre
Sources:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Septmonts
https://fr.anecdotrip.com/petite-histoire-du-donjon-de-septmonts-par-vinaigrette
Qui dit résidence des évêques de Soissons dit que des évêques y vivent...
Comme Simon Legras, le religieux qui a sacré le jeune Louis XIV, dans la cathédrale de Reims, le 7 juin 1654 !
Il meurt au château de Septmonts le 28 octobre 1656. Pour cette raison, ses successeurs délaissent le château !
Dans le donjon, les murs ont conservé des graffitis : des noms, des dates...
Dont ceux de Victor Hugo et de sa maîtresse, l’actrice Juliette Drouet, en haut de l’escalier du donjon !
Au niveau du 5e étage, ils gravent ceci : « Victor Hugo Juliette - 29 juillet 1835 ».
Une date qui correspond à leur passage à Septmonts...
Et Victor écrit à son épouse Adèle, le soir même :
« A deux lieues de Soissons, dans une charmante vallée… il y a un admirable châtelet du 15e siècle encore parfaitement habitable. Cela s'appelle Septmonts…« Je te l'achèterais, mon Adèle. C'est la plus ravissante habitation que tu puisses te figurer … Une ancienne maison de plaisance des évêques de Soissons. »
Dès 1925, le donjon subit des transformations drastiques avec sa nouvelle propriétaire, l’américaine Kate Gleason. Elle y installe le tout premier ascenseur de tout le département de l’Aisne ! (La tourelle sur la tour carrée)
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