L'ile d'Yeu, un joyau insuffisamment connu pour ses trésors patrimoniaux. Voila douze ans que nous n'avions pas mis les pieds sur cette ile si accueillante!
Habitée il y a 5000 ans déjà, de nombreux vestiges préhistoriques y ont été conservés : dolmens, menhirs, pierres à cupules... On y trouve également des vestiges protohistoriques: Eperons barrés des âges du bronze et du fer.
La fin du VIème siècle est caractérisée par l’évangélisation de l’île, connue des Anciens sous le nom de « île d’OYA* », tout d’abord par le passage de Saint-Martin de Vertou, puis par l’établissement d’un monastère dédié à Saint-Hilaire, fondé par des disciples de Saint-Colomban venus d’Irlande.
Les moines auraient contribué avec les islais au défrichement de la forêt et à la mise en culture des terres.
Il faudra attendre la fin du Xe siècle pour voir s’implanter dans l’île un second établissement religieux dédié à Saint-Etienne.
Ce sont ces moines bâtisseurs qui seront à l’origine de l’édification de l’église romane de Saint-Sauveur autour de laquelle se structura le village du même nom qui deviendra plus tard le siège du gouverneur et la « capitale » administrative de l’île. Au cours du Moyen-âge les querelles dynastiques opposant le royaume de France à l’Angleterre, conduisent à l’interminable guerre de cent ans.
Aussi, les seigneurs de l’île élèvent-ils sur la côte sauvage, un hardi château défensif. Malgré cela en 1355, les anglais, avec une imposante flotte, débarquent dans l’île qu’ils occupent sans coup férir. Ils y resteront durant trente-sept années, jusqu’à sa reprise par Olivier V de Clisson.
Par sa position géographique, l’île d’Yeu, située sur le passage des grandes routes maritimes commerciales, a toujours été dans le passé un point de relâche. Au XVIIIe, les marins de l’île se livraient au cabotage entre Bordeaux et le Nord de la France.
Cette pratique perdura jusqu’au début du XIXe siècle malgré les attaques incessantes des corsaires anglais. De nombreux islais se tourneront alors vers la navigation au long cours, d’autres pratiqueront la pêche au thon et à la sardine, ce qui permettra l’implantation sur l’île de plusieurs conserveries et procurera du travail d’appoint à de nombreuses femmes insulaires.
Le port, devenu en 1846 « Port-Joinville » est alors le centre des activités insulaires.
L’entre-deux-guerres verra peu à peu la navigation à voile supplantée par celle à moteur. Les derniers voiliers disparaîtront autour des années 1950.
*L’île d'Yeu, jadis Augia et Insula Oya (ou Oia) au VIe ou VIIe siècle, ad Oiam insulam au XIe siècle, insula de Oias (également au XIe siècle), insula de Oys au XIIIe siècle ; d'autres noms viennent ensuite, par exemple : Isle d'Oye, de Hoyes, Isle de Dieu, Isle d'Ieu, Isle-Dieu. Jusqu'à la Révolution française, l'île d'Yeu est orthographiée « Isle Dieu » ou « Île Dieu ». C'est également attesté par des cartes du XVIIIe siècle. Durant la Révolution, elle porte les noms « île de la Réunion » puis « rocher de la Sans-Culotterie ». Elle reprend son nom d'île Dieu en 1801, sous le Consulat, moment où la graphie devient « île d'Yeu ».
Un vélo suffit pour visiter toute l'ile (de nombreux loueurs sur l'ile). Je vais vous présenter différents monuments dans le sens ou je les ai découverts. Un ENORME merci à mon ami Pascal qui m'a fait redécouvrir son ile.
Visité en 2026.
Office de Tourisme de l'île d'Yeu
Rue du Marché - Port-Joinville -85350 L'Île-d'Yeu
Sources:
https://www.ile-yeu.fr/decouvrir/plonger-dans-l-histoire-de-l-ile-d-yeu/l-histoire-de-l-ile-d-yeu
Eglise de Saint-Sauveur
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