La Pointe du But fut le théâtre de nombreux naufrages. Au XIXème siècle, en dépit des progrès techniques et de l’amélioration de la sécurité maritime, les navires restent largement tributaires des conditions météorologiques. La plupart des sinistres est d’ailleurs due aux tempêtes ou au manque de visibilité à cause du brouillard. La brume rend aveugles les bateaux mais pas complètement sourds.
La Pointe du But est réputée dangereuse pour la navigation par la présence de récifs tels que ceux des Chiens Perrins, des Petits Champs et des Grands Champs, mais aussi de hauts fonds tels que ceux de Basse Flore.
Située sur un chenal maritime très fréquenté, permettant de rejoindre l’estuaire de la Loire, les fortunes de mer ont été très nombreuses dans ce secteur.
Un premier phare fut construit en retrait de cette côte sur le site de la Petite Foule en 1828 puis remplacé en 1950 par le phare actuel (le Grand Phare). Cependant, quelques naufrages se sont perpétués sur cette zone, notamment quand le feu du phare n’était plus visible du fait du brouillard. Pour pallier ce risque, une corne de brume fut construite à l’extrémité ouest la Pointe du But en 1893. Ce bâtiment abritait un dispositif mécanique actionnant une sirène à air comprimé dont les diffuseurs sonores émettaient un son grave toutes les minutes dès que l’île était prise dans la brume. Elle fut désaffectée en l’an 2000 sur décision des services de l’Equipement. Restaurée par le Département durant l’hiver 2023-2024.
Le Département de la Vendée, à hauteur de 338 256 € TTC. Pour réhabiliter ce bâtiment historique de l’île, des travaux de réfection du plancher, des ouvertures, du revêtement de la toiture et des façades ont été réalisés. Des cornets de brume, reproduits à l’identique, ont été remplacés et un panneau solaire a été installé pour alimenter l’ouverture et la fermeture de la porte.
Visité en 2014 et 2026.
Pointe du But 85350 l'Ile d'Yeu
Accès libre
Sources:
Ajouter un commentaire
Commentaires