La grotte de Bara-Bahau

La grotte de Bara-Bahau (ou Bara-Bao)  présente un intérêt géologique, notamment par ses concrétions excentriques, et surtout préhistorique, par les gravures pariétales qu'elle abrite. Elle tient son nom d'une onomatopée de l'occitan local qui signifie « badaboum », en référence à des blocs effondrés visibles dans la première salle.

Creusée dans des calcaires argileux du Campanien, la grotte se développe sur 90 mètres pour une hauteur allant de 3 à 12 m et une largeur de 8 à 25 m. Elle se divise en deux parties : une galerie s'ouvrant par un large porche sur l'extérieur et une deuxième salle (rotonde) lui faisant suite et renfermant les gravures pariétales.

La première partie de la cavité était connue depuis toujours. La partie profonde de la grotte, renfermant les gravures, ne fut en revanche découverte que le 1er avril 1951, par le spéléologue français Norbert Casteret et sa fille Maud, qui fut la première à reconnaître les gravures pariétales.

Les figures pariétales, au nombre de 26, sont réunies en un unique panneau disposé sur la paroi gauche au plafond de la deuxième salle. Elles ont été tracées sur un calcaire tendre incluant de nombreux nodules de silex, qualifié de « fromage blanc » par André Glory.

Disposées sur trois niveaux superposés, les gravures se divisent en deux thèmes :

  • 18 représentations animalières (équidés, bovidés : aurochs et bisons, un ours, un cervidé (renne ?), un bouquetin et des animaux indéterminés), dont certaines de grande dimension.
  • 8 signes (quadrangulaires, bâtonnets, macaronis…) dont deux sont des représentations humaines partielles : une main gravée et un phallus.

Les équidés représentent 55 % du bestiaire et les bovidés 25 %.

Une occupation animale de la cavité antérieure à la réalisation des gravures est en outre attestée par de nombreux ossements d'ours des cavernes (Ursus spelaeus), trouvés dans le sol de la deuxième salle, et par des griffades profondes rendant parfois ardue la lecture des gravures.

Expertisées le 15 août 1951 par l'abbé Henri Breuil, les gravures furent relevées et étudiées par l'abbé André Glory en 1955 puis plus tard par Brigitte et Gilles Delluc.

Longtemps considérées comme aurignaciennes, André Leroi-Gourhan proposa d'attribuer les gravures au Magdalénien ancien-moyen (15000 ans avant J-C.). Cette attribution fait consensus aujourd'hui, après les travaux de Brigitte et Gilles Delluc.

L'étude géologique fut confiée à Frédéric-Marie Bergounioux qui pratiqua en 1960 près de l'entrée de la grotte plusieurs sondages dont l'un profond d'une vingtaine de mètres.

Sur la planète Mars, en mars 2021, l'une des cibles d'analyses poussées effectuées sur un affleurement rocheux par l'astromobile Curiosity de la NASA, a été baptisée d'après la grotte, comme d'autres cibles le furent précédemment d'après d'autres toponymes français.

Par arrêté du 20 avril 1961, la grotte de Bara-Bahau a été classée monument historique.

Visité en 2026 (photos et vidéos interdites dans la grotte), guidé par une dame particulièrement passionnée par la grotte (la même dame dans la vidéo, à 1mn et 08 sec.) . La visite fut captivante!

 

Rte de Bara-Bahau, 24260 Le Bugue

Accès payant

 

Source:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grotte_de_Bara-Bahau

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.

Créez votre propre site internet avec Webador