Gargilesse-Dampierre est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
Une hypothèse ancienne formulée par Laugardière [archive] propose que le nom Gargilesse serait formé à partir de Gargel-issa, signifiant « rivière aux bords plantés de houx ». Une autre interprétation, fondée sur une analyse linguistique plus ancienne, relie Gargilesse à une base garg- ou gargel-, dérivée d’un élargissement de la racine pré-indo-européenne gar- (variante de car-), signifiant « pierre » ou « rocher ». Ce type de formation est cohérent avec le relief escarpé du site de Gargilesse, situé sur un éperon rocheux dominant la confluence de la Creuse et de la Gargilesse.
Le nom de Gargilesse se réfère à la rivière du même nom qui par un processus fréquemment observé, est devenu également un toponyme.
Le château fort planté en son sein a été édifié par les Cuens, ou comtes de Gargilesse. Au XIIe siècle, Hugues de Naillac devient seigneur de Gargilesse par son mariage et fait construire la chapelle romane attenante au château, actuelle église du village. L’absence de successeurs directs conduit Jean de Prie à hériter de Gargilesse par voie testamentaire en 1389. Au début du XVIIe siècle, Charlotte de Rochefort vend le château à René du Bost du Breuil, un gentilhomme de petite noblesse (toutefois pourvue d’une grande fortune), désireux de porter le titre de comte qui s’y rattachait. Partisan de la Fronde, il se réfugie au château qui est assiégé, puis pillé et brûlé.
En 1750, Olympe de Chevigny, épouse de Louis Charles du Bost du Breuil, fait bâtir un château neuf sur les ruines de l’ancien. La comtesse de Danne, arrière-petite-fille d’Antoine Charles du Breuil du Bost, sera la dernière propriétaire titrée de la demeure. Laissé ensuite à l’abandon, le château est sauvé de la ruine grâce à un couple de particuliers qui en restaure le gros œuvre. En 1998, une artiste peintre rachète le château et poursuit sa rénovation. Elle y fait installer une galerie d’art.
L’église construite plus tôt par Hugues de Naillac abrite le tombeau de son fils Guillaume de Naillac, seigneur de Gargilesse de 1238 à 1266. Elle possède l’un des plus beaux ensembles de chapiteaux du Berry. On peut y admirer une « bande dessinée » taillée dans la pierre des 129 chapiteaux avec des animaux fantastiques et symboliques mêlés à des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Dans une immense crypte située sous le chevet de l’église, les voûtes décorées de fresques datées du XIIIe et XVIe représentent elles aussi des scènes des Saintes Écritures.
Riche de son histoire, Gargilesse-Dampierre doit ses lettres de noblesse à la grande romancière George Sand qui découvre le village un soir de juin 1857, lors d’une promenade avec son compagnon Alexandre Manceau. C’est le coup de foudre au soleil couchant. De là, Alexandre Manceau décide d’offrir une propriété à sa bien-aimée. Cette petite maison sera nommée « Villa Algira » du nom d’un papillon à la robe rayée de gris originaire d’Afrique, vu par George Sand à Gargilesse. Aujourd’hui, la demeure est devenue un musée dédié à l’écrivain(e).
“Depuis quelques années, le petit village de Gargilesse, situé près du confluent de ces eaux courantes, est devenu le rendez-vous, le Fontainebleau de quelques artistes bien avisés. Il en attirera certainement peu à peu beaucoup d’autres, car il le mérite bien. C’est un nid sous la verdure, protégé des vents froids par des masses de rochers et des aspérités de terrain fertile et doucement tourmenté. Des ruisseaux d’eau vive, une vingtaine de sources, y baignent le pied des maisons et y entretiennent la verdeur plantureuse des enclos.”
George Sand
La commune est labellisée parmi Les Plus Beaux Villages de France.
Visité en 2026.
36190 Gargilesse-Dampierre
Accès libre
Sources:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gargilesse-Dampierre
https://www.destinationvalleedelacreuse.fr/webzines/une-journee-a-gargilesse/
Ajouter un commentaire
Commentaires