La chapelle de la Vierge Marie et les anges musiciens
Les peintures de la chapelle de la Vierge Marie (principale chapelle rayonnante de l'abside, dans l'axe du chœur) furent découvertes en 1842 : elles étaient dissimulées par un enduit. Elles sont célèbres par les quarante-sept anges musiciens, à l'instar de la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg, qui décorent les voûtes ogivales.
Le mot « ange » vient du latin angelus lui-même issu du grec aggelos qui signifie « messager ». L’ange est l’intermédiaire entre Dieu et les hommes, entre le Ciel et la
Terre.
Ces peintures datent de la fin du XIVe siècle et sont l'œuvre d'un peintre de la cour des rois de France Charles V et Charles VI, peut-être Jean de Bruges, auteur des cartons de la tapisserie de l'Apocalypse à Angers.
Ces anges s’éloignent des représentations stéréotypées des images byzantines. En acquérant une plus grande diversité de leurs expressions et la variété de leurs mouvements, ils s’humanisent et se rapprochent de la représentation de la Renaissance italienne. Ils portent des vêtements en usage au XIVe siècle : robes, manteaux ou justaucorps.
Certains des instruments représentés, comme "l'échiquier" (table couverte d'un échiquier avec un clavier sur l'un des côtés), ont aujourd'hui disparu et ne sont connus que par ces peintures.
La sacristie
La sacristie gothique, située entre le croisillon sud et le côté méridional du chœur, est située à la troisième travée du chœur et accessible depuis son déambulatoire par une porte monumentale baroque ornée de marbreries. À l'intérieur, les dosserets sculptés des stalles en bois du XVIe siècle provenant du chœur ont été remontés les longs des parois de la sacristie:
La cathédrale possédait au XVIe siècle 96 stalles, réparties en deux ensemble de 48 de chaque coté du chœur tandis que les bancs des enfants de chœur étaient placés au fond, contre le jubé. En 1562, la cathédrale est mise à sac par les Huguenots qui s'en prennent au jubé, détruisent les tombeaux, les statues, les autels, les sculptures, les vitraux, les stalles, les reliquaires, les orgues, le sépulcre du Christ, et à l'extérieur du monument, les statues des galeries du chœur, de la nef et de la grosse tour. Les chanoines décident rapidement la réfection des stalles et dès 1563, les moines de la Couture, puis, en 1571, ceux de Saint Vincent, offrirent du bois pour leur confection. Le travail fut terminé en 1576. Mais elles furent mutilées plus tard sous l'évêque Grimaldi en 1768, puis recouvertes en 1830 d'une couche de peinture jaune sous l'évêque Carron. Enfin en 1855, sous l'épiscopat de Mgr Nanquette, les dossiers de ces stalles furent définitivement démontés et 28 d'entre eux furent dressés sur les murs intérieurs de la sacristie, incorporés dans un meuble en menuiserie : il ne restait que 69 stalles y compris d'autres qui furent placées dans le déambulatoire, et on en décrit actuellement 50 au total. Leurs scènes représentent la vie du Christ, avec quelques allégories s'insérant dans les motifs de décoration, et portent les dates de 1575 et de 1576.
Aux murs sont exposés une série de portraits d'évêques du Mans, remontant au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle. Enfin, un lavabo en marbre est contenu dans un retable baroque en pierre et en marbres polychromes datant du XVIIe siècle.
Les verrières transparentes qui ornent les fenêtres de la sacristie datent du XVIIIe siècle.
Visité en 2025.
2 Pl. St Michel, 72000 Le Mans
Accès libre
Sources:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Julien_du_Mans
https://www.lemans-tourisme.com/fr/concert-des-anges-musiciens-cathedrale-saint-julien.html
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