De Divio à Dijon

Capitale historique du duché de Bourgogneville aux cent clochers sous l'Ancien Régime, héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, Dijon est une cité touristique dont l'attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région. Le centre historique de la ville est la seconde composante des climats du vignoble de Bourgogne, inscrits depuis le 4 juillet 2015 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'origine et le sens du nom de Dijon ont été très débattus. En fin de compte, seule la racine gauloise divo- (« divin ») est assurée. Ce mot est un proche parent du mot latin deus (« dieu »), et de divinus (« divin »). Le mot gaulois devait être devos (lire dēuos), bien attesté dans l'anthroponymie indigène : Devorix, Devonia, Deviatis, etc., ainsi que dans des hydronymes caractéristiques Deva, Diva (la Dives) ; Devona, Divona (la Divonne, la Dionne). Le terme gaulois divona est d'ailleurs expliqué par Ausone : « Divona Celtarum lingua fons addite divis ». La variante divo- de devo- est sans doute due à l'influence latine sans qu'on puisse exclure un thème indigène *diuo-. *Dēuo- se perpétue en vieil irlandais (dia), en vieux gallois (duiu), en vieux cornique (duy), et en breton (doue : « dieu »).

La Dijon celtique Divio est la métropole méridionale des Lingons. Treize sépultures de la fin de l’âge du Fer (300-200 avant J.-C.) ont été retrouvées non loin du centre-ville actuel. Elles renferment des défunts adultes inhumés en position assise dans des fosses circulaires d’environ un mètre de diamètre. Ce traitement funéraire « assis » est considéré comme étant très rare.

Dijon est fortifié au Bas-Empire, par une enceinte protégeant une petite superficie, de 10 hectares. Le rempart utilise localement comme base de ses fondations des bâtiments plus anciens arasés. À d'autres endroits, des éléments de remploi sont retrouvé dans la tranchée de fondation.

Les seuls édifices romains qui subsistent sont une tour du castrum, dite « tour du petit Saint-Bénigne », et quelques pans de l'enceinte du Bas-Empire, qui a constitué le noyau pré-urbain de la future ville.  Des cultes indigènes étaient mêlés à ceux des Romains : des stèles votives dédiées à Épona et Sucellos furent retrouvées, aux côtés des figures  officielles : Mercure, Junon, Hercule et Apollon. La découverte en 1598 d'une inscription grecque semble attester qu'un culte était rendu à Mithra.

Grégoire de Tours indique donc que l'enceinte possède trente-trois tours dont une, en partie conservée, reste visible au no 15 de la rue Charrue, dans une petite cour. Les quatre portes sont : la porte aux lions, la porte du côté de Saint-Médard, la porte du vieux château et la porte au-dessus du Bourg. L'épaisseur de la muraille, loin d'atteindre 15 pieds (4,50 m) comme l'affirme Grégoire de Tours, ne semble pas avoir dépassé 2 mètres.

Cette enceinte est reproduite dans les plans du XVIIe siècle, or, deux portes seulement ont été retrouvées : la porte Vacange rue Chabot-Charny et celle de la rue Porte-aux-Lions. La tour du petit Saint-Bénigne, située entre la rue Amiral-Roussin et la rue Charrue, devint au XVe siècle un lieu de culte dédié au saint, qui est supposé y avoir été emprisonné. On a retrouvé les traces d'un moulin au niveau de la rue des Bons-Enfants. Un temple (le seul de la ville) est mis au jour lors de la destruction, au début du XIXe siècle, de la Sainte-Chapelle qui jouxtait le palais des ducs de Bourgogne (actuelle place de la Sainte-Chapelle). D'autres vestiges sont retrouvés parfois intégrés à des murs et dans des jardins particuliers comme au 7 de la rue Hernoux, au 40 rue Amiral-Roussin, au palais des ducs de Bourgogne et au musée Rude de l'église Saint-Étienne de Dijon, côté rue Philippe Pot, où c'est le vestige d'une portelle qui est visible en sous-sol.

La muraille romaine devient inutile lors de l'édification d'une nouvelle enceinte au XIIe siècle, mais son tracé a toujours été conservé et connu.

Les vestiges de la tour du Petit Saint-Bénigne », seule partie de l'enceinte encore visible en élévation, sont classés au titre des monuments historiques depuis le 26 juillet 1922.

Visité en 2026.

 

Musée Rude - 8 Rue Vaillant, 21000 Dijon

Musée archéologique de Dijon - 5 Rue Dr Maret, 21000 Dijon

Gratuit

 

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dijon

https://fr.wikipedia.org/wiki/Castrum_de_Dijon

l'ancienne porte Saint-Etienne du castrum de Dijon du IIIe siècle.

Les vestiges de la tour du Petit Saint-Bénigne »,

 Les anciennes murailles du Castrum de Divio ont livré, au siècle dernier, de nombreuses sculptures, dont vous découvrirez ici (Musée archéologique de Dijon – ancienne abbaye Saint-Bénigne) les plus représentatives.

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