La cathédrale Saint-Bénigne de Dijon

En 511, sous le règne du roi mérovingien Clovis Ier, l'évêque saint Grégoire de Langres fait construire la crypte pour y déposer le sarcophage de saint Bénigne de Dijon (martyr chrétien du IIe siècle). Une basilique consacrée à saint Bénigne en 535, est construite sur la crypte.

En 871, l'évêque de Langres Isaac fonde l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon régie par la règle de saint Benoît avec pour abbatiale l'église Saint-Bénigne de Dijon.

En 990, l'évêque Brunon de Roucy fait venir Guillaume de Volpiano de l'abbaye de Cluny pour régénérer la vie monastique dans l'abbaye de Saint-Bénigne et y introduire la liturgie clunisienne. D'après la Vita Domni Willelmi abbatis divionensis que Raoul Glaber rédige peu de temps après sa mort, ce sont Brunon et Guillaume qui décident ensemble de reconstruire l'abbatiale. Ils se sont partagé la tâche : Brunon paie les dépenses et fait amener des colonnes de marbre sur le chantier, l'abbé Guillaume engage des maîtres et ordonne la construction de l'édifice sur le modèle de Cluny II. Il s'engage dans la construction d'une troisième basilique dite «lombarde» (car inspirée des églises de Lombardie).
Après l'incendie de 1137 qui détruisit presque toute la ville, le nouvel abbé, Pierre de Genêve, fait rebâtir la partie de la basilique qui a le plus souffert en église romane. Église que le destin frappa en 1271 quand une tour s'écroula sur elle. On réussit en quelques années à recueillir les fonds nécessaires à l'édification d'une basilique gothique. Le chœur fut construit entre 1280 et 1287, le reste achevé en un demi-siècle. Mais l'état du bâtiment se dégrade dangereusement par manque d'entretien. Coup supplémentaire : les pillages de la Révolution la vident complètement (hormis l'orgue du XVIIIe). En 1819, une commission en recommande même la destruction. Malgré tout, des travaux de restauration s'engagent en 1830. Suivis d'une nouvelle campagne en 1884 sous la responsabilité de Charles Suisse. Depuis 2003, avec la création d'un nouvel archevêché (région de Bourgogne), Saint-Bénigne est devenue cathédrale métropolitaine.

La première chose qui frappe le visiteur qui rentre dans la cathédrale Saint-Bénigne est la différence de couleur entre la nef et le chœur. Les sources indiquent que, au Moyen Âge, la pierre du chœur était ocre. Aussi, lors de la dernière restauration (1988-1995), un architecte a essayé d'évoquer cette couleur.

Le chœur se caractérise par de grandes colonnes qui montent sans interruption jusqu'à la voûte, assurant un effet d'élancement vers le ciel assez réussi. Le chœur, comme la nef, possède trois niveaux d'élévation : fenêtres basses, triforium et fenêtres hautes. Le triforium est partout encadré, en haut et en bas, par un bandeau mince en forte saillie qui coupe l'élancement des élévations. Les colonnes du sanctuaire - d'une seul tenant - et leur effet ascensionnel n'en ressortent que plus fortement.

On observe dans le chœur un large parement entre le triforium et les fenêtres hautes : c'est une particularité de Saint-Bénigne.

La crypte est classée au titre des monuments historiques depuis 1846, et l’église elle-même depuis 1862.

Visité en 2026

 

Pl. Saint Bénigne, 21000 Dijon

Accès libre

 

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-B%C3%A9nigne_de_Dijon

https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Dijon/Dijon-Saint-Benigne.htm

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