Le Duomo a été décrit par Mark Twain comme "un hymne chanté dans la pierre".
L’intérieur est à cinq nefs et trois transepts. Le chœur est profond et encerclé par un déambulatoire à côté duquel s’ouvrent les deux sacristies. La nef centrale est deux fois plus large que les nefs latérales, celles-ci sont légèrement décroissantes en hauteur ce qui permet l'ouverture de petits vitraux à arcs-boutants au-dessus les arches des voûtes illuminent l'intérieur de manière douce et diffuse.
Les cinquante-deux piliers polystyles divisent les nefs et soutiennent les voûtes des croisées d'ogives simulant un tunnel gothique. Cette décoration démarre dans l’abside (milieu du XVe siècle, puis continue dans la Tour-lanterne (1501), puis durant le XVIIe siècle, jusqu'à l'intégration et les restaurations d'Achille Alberti et Alessandro Sanquirico (jusqu’en 1823).
Les piliers sont en briques pleines et généreusement recouverts de marbre offert par Gian Galeazzo Visconti, le duc de l'époque.
Les chapiteaux monumentaux à niches et flèches avec statues sont beaucoup plus originaux, ils décorent les piliers le long de la nef centrale, le transept et l’abside. Certains chapiteaux ont un double registre, avec des statues de saint dans les niches, surmontés par des statues de prophètes dans les flèches. Les autres piliers sont décorés de motifs végétaux.
La cathédrale présente également 164 grands vitraux représentant diverses scènes bibliques et des saints. Ces fenêtres éclatantes remplissent l’espace intérieur de lumière colorée et d’un art complexe.
Le pavage du sol est commencé à partir des dessins de Pellegrino Tibaldi en 1584 et terminé seulement entre 1914 et 1940. C’est un mélange complexe de marbre clair et foncé : le noir vient de Varenna, le blanc et le rose de Candoglia, le rouge venait à l’origine de Arzo mais il a été complètement échangé pour le marbre de Vérone. Pellegrino Tibaldi a, sur la demande du cardinal Borromée, défini aussi les autels latéraux, les mausolées, le chœur et le presbytère (restauré en 1986). Aujourd’hui l’aspect interne date plutôt de cette époque, liée à la Contre-Réforme. Au cours du XVIIe siècle, quelques monuments seront transférés dans les travées de la façade.
Le Duomo de Milan abrite le Saint Clou dans une niche au plafond au-dessus du maître-autel. On pense que cette relique est un clou de la Vraie Croix de la Crucifixion. Un dispositif appelé la Nivola, conçu par Léonard de Vinci, est utilisé par l’archevêque de Milan pour récupérer la relique lors du rite annuel de la Nivola. Une lumière rouge marque l’emplacement du clou afin que les visiteurs puissent identifier sa position depuis le sol. Le rite fait partie de l’histoire de la cathédrale et de la pratique religieuse de la ville.
Visité en 2025.
P.za del Duomo, 20122 Milano MI, Italie
Sources:
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%B4me_de_Milan
https://www.tickets-milan.com/fr/duomo-milan/inside/
https://duomomilan.milantickets.org/fr/a-linterieur-du-duomo-de-milan/
En entrant par les portes de la façade dans le bas-côté sud de la cathédrale, vous trouverez une bande blanche qui traverse toute la largeur de l'édifice avec une ligne en laiton au centre. Il s'agit d'un cadran solaire, construit en 1786. Par un trou de gnomon creusé dans le plafond, un fin rayon de lumière entre et frappe la ligne de laiton indiquant le midi solaire. De chaque côté de la ligne de laiton se trouvent de petites dalles blanches imprimées des signes du Zodiaque pour indiquer la saison de l'année.
À gauche de l'autel se trouve la statue de saint Barthélemy écorché qui aurait été achevée en 1562. C'est l'une des statues les plus importantes de la cathédrale et elle est connue pour son design sinistre. Il s'agit d'une statue presque grandeur nature de Saint-Barthélemy dont la peau a été brutalement enlevée, laissant apparaître sa chair et ses muscles à l'état brut. Le vêtement enroulé autour de son épaule n'est pas un vêtement, mais sa peau. Selon la tradition, saint Barthélemy, disciple de Jésus, a été écorché vif.
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