Château de La Roche Goyon ou Fort La Latte

Le château est construit au XIVe siècle par le seigneur de Matignon, Étienne III Goüyon. La construction du château commença dans les années 1340, son donjon date des années 1365-1370.

En 1379, à la suite du retour d'exil du duc de Bretagne Jean IV, le château fut assiégé par Bertrand Du Guesclin. Le château est attaqué et pris une seconde fois en 1597 lors des guerres de Religion, cette attaque de la Ligue catholique envers les occupants fidèles à Henri IV marque un temps d'abandon de l'édifice qui est partiellement incendié. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle, sous Louis XIV, que le château reprend son intérêt stratégique et est bastionné.

Colbert de Croissy écrit en 1665 que [l'orthographe de l'époque a été respectée]« le chasteau de La Latte, basty sur une pointe de roche qui avance dans la mer escarpée de tous costez, ledict chasteau consistant en quatre tours et un dongeon ou grosse tour au milieu, le tout non terrassé de nulle considération et très ruisné (...) n'est habité que par un consierge (...) » ; il appartenait alors à François Gouyon de Matignon (1607-1675).

Il servira jusqu'à la fin du Premier Empire où l'évolution des techniques militaires conduisit à son inadaptabilité. À partir de 1892, il fut vendu à divers propriétaires privés avant d'être acheté par un passionné Frédéric Joüon des Longrais en 1931 qui entreprit de lourds travaux de restauration.

L'électricité n'arrive au château qu'en 2001.

Albert II prince de Monaco effectue une visite privée au château, le 5 juillet 2012 sur les traces de ses ancêtres les Goyon Matignon. Il effectue une nouvelle visite au château le 9 avril 2025, accompagné de son épouse et de leurs deux enfants. À l’occasion du tricentenaire de la mort de Jacques III de Matignon († 14 janvier 1725), il tient à leur faire découvrir les fiefs et le château, berceau breton de leurs racines familiales.

Le fort est muni de deux châtelets, l'un s'ouvrant sur la barbacane, l'autre sur la cour du château ; chacun possède son pont-levis. Dans la cour, on retrouve une citerne d'eau, une chapelle, les différents moyens défensifs (notamment les emplacements des batteries de canons) et bien sûr le donjon.

Le fort est situé sur un cap rocheux. Ce site fut choisi en raison de son emplacement favorable, naturellement peu accessible et offrant une vue dégagée sur la Manche et sur la Côte d'Émeraude ainsi qu'une grande partie de la baie de Saint-Malo. Les falaises entourent le château et ses environs, ce qui le protège de toute invasion par la mer.

De plus, les matériaux de construction étaient facilement accessibles : le granite venait du cœur de la Bretagne, le grès pouvait être directement récupéré sur les falaises (il reste d'ailleurs des traces des anciennes carrières sur le littoral, révélées par des toponymes tels que « port Taillé » toujours présents sur le cadastre). En outre, le bois était courant, avec les nombreuses forêts de l'époque médiévale.

Le fort était un point stratégique important puisqu'il se trouvait non loin des voies commerciales reliant Saint-Malo, la Normandie et les îles Anglo-Normandes.

Le fort fait l’objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis les 11 août 1925 et 28 février 1934.

Visité en 2026.

 

Château de la Roche Goyon, 28 rue de la Latte, 22240 Plévenon

Accès payant

 

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_la_Latte

Sa chapelle est dédiée à Saint-Michel, construite sous Louis XIV

Le logis du gouverneur et un corps de garde

La cour a été entièrement remblayée au XVIIe siècle pour y utiliser les canons, elle recouvre le sol médiéval originel qui se trouve jusqu'à huit mètres de profondeur en dessous du sol actuel. Les fouilles archéologiques ont par ailleurs révélé une tour carrée qui servit probablement de tour de garde entièrement enfouie sous la terre.

Le donjon

Le four à boulets. Dans la basse-cour se trouve un four à boulets qui permettait de chauffer au rouge les boulets de canon avant de les tirer. De ces fours à boulet nous est restée l'expression « Tirer à boulets rouges »

Le Fort la Latte en 1978 ou 1979

et en 1982

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