Le cap Fréhel est une pointe de grès rose au relief tourmenté qui sépare à l'est la baie de Saint-Brieuc de la baie de Saint-Malo, sur la côte de la Manche. Il est situé sur la commune de Plévenon et non sur celle, limitrophe, de Fréhel, comme pourrait le laisser penser le nom de cette dernière, dans le département français des Côtes-d'Armor.
Ce cap compte parmi les plus impressionnants de Bretagne : la falaise domine la mer d'environ 70 mètres.
Le Grand Site Cap d’Erquy-Cap Fréhel est labellisé Grand Site de France.
Le cap Fréhel a donné son nom au cap de Freels de la côte orientale de Terre-Neuve quand les marins locaux ont commencé à y exploiter la morue.
En mai 1694, Vauban inspecte les côtes nord de Bretagne et propose l'édification d'une tour pour avertir des attaques de la flotte anglaise. À cette époque, le commissaire général des fortifications de Louis XIV a déjà fait construire plusieurs phares (le phare du Stiff à Ouessant, le phare des Baleines sur l'île de Ré, le phare de Chassiron à Oléron). L'ingénieur Siméon Garangeau reprend les plans du phare du Stiff pour construire ce premier phare allumé en 1702 (mais uniquement les mois d'hiver). De 1702 à 1774, l'éclairage est au charbon à l'air libre. En 1717, la marine ordonne l'allumage du feu toute l'année. Les dépenses liées à cet allumage sont financées par une taxe, payée par les navires entrant dans les ports qui se situent entre le cap Fréhel et Regnéville. En 1774, pour remplacer le brasier, sont mis en place des réverbères sphériques de Tourtille-Sangrain à 60 becs sur trois rangs superposés ; le combustible est de l'huile végétale. Placé dans une lanterne, ce système devient rotatif en 1821, et il s'agit de réverbères à huit réflecteurs paraboliques de Bordier-Marcet, donnant en outre un éclat long toutes les 135 secondes. La portée du feu passe de 15 à 21 milles. Il est classée Monument historique depuis 2011.
Vers 1840, Léonce Reynaud, devant l'état de l'édifice, envisage de construire une nouvelle tour octogonale de 22 m de haut pouvant supporter une optique de Fresnel. La portée du feu passe à 25 milles. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phare sert de poste d'observation pour l'armée allemande qui dynamite l'édifice le 11 août 1944. Seule la vieille tour Vauban reste debout et supporte un feu provisoire jusqu'en 1950.
Le deuxième phare ayant été détruit par l'occupant allemand avant de quitter les lieux, la construction d'un nouveau phare commence en 1946. Les travaux de reconstruction du phare sont conduits par monsieur Jean Boyet, ingénieur TPE, responsable de la subdivision de Matignon, sur les plans de l'architecte malouin Yves Hémar, dont ce fut le dernier grand chantier. L'électrification par le réseau de distribution est faite simultanément. L'allumage du feu a lieu le 1er juillet 1950, haut de 32 mètres, sa lanterne domine la mer de 103 mètres. Par temps clair, son feu est visible à plus de 100 kilomètres.
Un petit édifice est également construit tout au bout du cap, il s'agit de la sirène de brume.
Visité en 2026.
CAP FRÉHEL - Plévenon 22240
Parking payant
Sources:
La sirène de brume.
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