Le portail principal de la façade occidentale date des années 1150, inspiré par le portail royal de la cathédrale de Chartres. Il marque la transition du roman au premier style gothique.
Dans sa partie basse, le portail représente l'Église terrestre avec des figures de l'Ancien Testament, les apôtres et des saints locaux. Les statues-colonnes représentent notamment les saint patrons de la cathédrale, saint René, saint Maurille et saint Maurice. Le programme iconographique général traduit une vision eschatologique avec, en partie supérieure, une représentation apocalyptique : le Christ en majesté sur le tympan entouré des vieillards et des anges de l’Apocalypse dans les voussures.
Ses polychromies nous sont parvenues dans un état de conservation particulièrement remarquable grâce à la galerie médiévale qui les protégea durant six siècles des intempéries et des rayons du soleil. Quelques illustrations d’archives témoignent de l’architecture et du volume de cet ouvrage.
Devenue structurellement dangereuse par vétusté et manque d’entretien, cette galerie fût détruite en 1807. Par chance, les polychromies furent alors recouvertes d’un badigeon de chaux qui assurera leur préservation jusqu’en 2009, lorsque la DRAC entame un premier nettoyage. Cette étape donnera lieu à une importante phase d’étude puis au chantier de restauration du portail sculpté qui s’achève en 2019.
Nous savons aujourd’hui que deux principaux registres de mises en peinture se sont succédés, offrant une stratigraphie particulièrement riche, témoignant des grandes périodes de culte et de royauté ainsi que de la maîtrise technique des artisans. 41% du portail sont couverts par les peintures du XIIe siècle et 28% de la totalité par celles du XVIIe siècle. Au total, 69% de la surface du registre sont recouverts par de la polychromie, ce qui en fait un portail d’exception. Au XIIe siècle, trois couleurs principales sont utilisées : le bleu du lapis-lazuli, le rouge du vermillon et le jaune des feuilles d’or, posées sur une couche de préparation de blanc de plomb. Le noir de charbon de bois vient, entre autres, s’ajouter à la palette chromatique au XVIIe siècle.
Durant dix ans, un coffrage de bois a dissimulé le portail principal de la cathédrale. Lorsque les travaux de restauration s’achèvent, la question de la suite de cette caisse temporaire se pose. La valeur exceptionnelle du portail sculpté impose une protection pérenne, garantissant sa conservation vis-à-vis de multiples facteurs que sont, entre autres, les ultras violets, le ruissellement et le gel, les dégâts liés à l’éolien et aux volatils.
Le portail de la cathédrale a fait l'objet d'une restauration, achevée en 2019. S'est ensuite posée la question de sa préservation, par la construction d'une galerie.
En effet entre le XIIIe siècle et le XIXe siècle, le portail était protégé par un profond porche qui longeait toute la façade de la cathédrale. C'est en partie grâce à cette construction que le portail a pu être aussi bien conservé. Déjà en 1910, Roger Josserand établissait un premier projet de restitution d'un porche. Un sondage archéologique du parvis a été réalisé en 2015 pour connaître l'emprise exacte de l'ancienne galerie.
La cathédrale d'Angers fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862.
Visité en 2026.
4 Rue Saint-Christophe, 49100 Angers
Accès libre
Sources:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Maurice_d%27Angers
La DRAC Pays de la Loire a lancé un concours international en 2020, attirant des agences du monde entier. C’est finalement le projet de l’architecte de renommée internationale Kengo Kuma, et de son agence Kengo Kuma & Associates, qui a été retenu. Connue pour son approche sensible et respectueuse des contextes historiques, l’agence propose une galerie qui conjugue monumentalité gothique de la cathédrale et élégance contemporaine.
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