le site gallo-romain de Châteaubleau

Aujourd’hui proche de Nangis et de Provins, le site de Châteaubleau est une agglomération thermale antique dont les premières traces datent du Ier siècle après J.-C.

Située le long de la Via Agrippa, route antique reliant Milan à Boulogne-sur-Mer via Lyon, ce bourg comporte de nombreux vestiges notamment deux sanctuaires (dont un sanctuaire de sources), plusieurs temples, un théâtre pouvant accueillir 2 000 à 3 000 personnes et trois quartiers d’habitation et d’artisanat.

Plusieurs activités y sont attestées : la métallurgie, le tissage, la poterie, la tannerie, la peausserie et le travail du bois. Les dernières traces d’occupation datent du Ve siècle et le site semble inoccupé jusqu’au XIe siècle.

Ce site est l’objet depuis 2005 d’un programme de recherches pluridisciplinaires mené par l’association archéologique de Châteaubleau (La Riobé), le Centre national de la recherche scientifique (C.N.R.S.) et l’Université de Paris Ouest–Nanterre La Défense. Le nombre et la richesse des découvertes archéologiques effectuées en fait un des sites plus les plus intéressants de la région.

La présence de l’eau est prééminente sur le site avec une nappe phréatique proche de la surface du sol. Cette abondance en eau est certainement l’une des raisons de la présence humaine depuis les temps reculés.  La vénération des sources et eaux pourrait être la trace d'un culte pré-romain. Les vestiges antiques retrouvés semblent aussi indiquer un syncrétisme stylistique entre les influences celtiques et romaines.

Il est probable qu'au départ le village était constitué d'une simple station, sorte de gîte d'étape permettant de faire reposer chevaux et voyageurs.

Le IIe siècle, époque de prospérité économique, voit la bourgade se développer de façon notable.

L'habitat s'étend et un réseau de rues est créé. Mais c'est surtout la construction de monuments publics qui marque l'importance croissante du village :

  • un théâtre de plusieurs milliers de places
  • deux ensembles cultuels dont un sanctuaire de sources

Les nouveaux bâtiments édifiés donnent à la bourgade un tout autre aspect.

Contrairement à d'autres sites, le IIIe siècle n'amène pas de grands bouleversements ; mais les difficultés économiques et politiques qui frappent l'Empire romain entraînent une forte baisse de la circulation monétaire.

Pour pallier cet inconvénient et faire perdurer le commerce, un atelier de fabrique de monnaie parallèle est créé vers 260 et fonctionne durant une vingtaine d'années. C'est au cours du IVe siècle que l'on assiste à un abandon progressif du village. Les dernières traces d'occupation antique datent du Ve siècle.

Les vestiges sont en partie classés (théâtre) et en partie inscrits (sanctuaire) au titre des monuments historiques depuis 1983.

Visité en 2009, 2010, 2013, 2019, 2021 et 2026.

 

2, rue de l'Eglise 77370 Châteaubleau

association.la-riobe@wanadoo.fr

 

Sources:

https://archives.seine-et-marne.fr/fr/chateaubleau

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teaubleau

Le théâtre  en 2026  et en 2009

Le sanctuaire nord en 2010 et 2021

Le site a également révélé des découvertes d’objets d’une grande originalité comme ces tuiles portant « des textes en langue gauloise parmi les plus importants connus ».

Les fouilles ont également mis au jour des ateliers de production de fausses monnaies. 

Les fouilles de 2019 "Les Grands Jardins"

Les fouilles de 2013

Les fouilles en 2009 "l'Aumône" (si j'ai bonne mémoire)

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