Le monastère de Jouarre a été fondé par Adon en 630. Celui-ci s'efface ensuite pour en confier la responsabilité à Sainte Théodéchilde, première Abbesse. Sainte Aguilberte, sa cousine, lui succède et c'est enfin Sainte Balde, leur tante, qui dirige le monastère.
Saint-Agilbert, frère de Théodéchilde et évêque de Paris, fait édifier la crypte quelques années après la fondation de l'Abbaye.
Il y a aussi un tombeau qui semble occuper la place centrale, celui de l’abbesseTelchilde (ou Théodéchilde, première abbesse). La crypte a été construite pour elle, à cause de la grande vénération dont était entourée sa sainteté. Le monastère a été fondé par Adon, l’aîné de sa fratrie, bénie par Saint Colomban, lorsque celui-ci s’arrêta à Ussy-sur-Marne en 610, à quelques kilomètres d’ici.
Sur son cénotaphe on peut voir deux choses :
La frise de coquilles représente des coquilles tournées vers le haut et des coquilles tournées vers le bas : les coquilles vers le haut sont les vierges prudentes allant vers la lumière, les autres symbolisent les vierges folles allant vers l’obscurité.
- d’abord deux rangées de coquilles de chaque côté : elles peuvent représenter des lampes puisque l’inscription parle de cette parabole des vierges sages dans l’évangile de Mathieu, au chapitre 25. Depuis des temps très reculés, en bien des lieux du monde, on découvre aussi des coquilles pour décorer des tombeaux. En contexte païen, on dit qu’elles symbolisent une renaissance. En contexte chrétien, on dit qu’elles symbolisent notre propre résurrection à la fin des temps. Car la crypte n’est pas un hommage à la mort de ceux qui ont été enterrés ici, mais un hommage à la Résurrection du Christ, et au paradis où nous espérons tous aller.
- ensuite une inscription sur les deux côtés du tombeau : elle dit que Telchilde « de naissance noble et éclatante de mérites, mère de ce monastère, a voulu enseigner à ses filles à courir au-devant du Christ avec leurs lampes allumées », telles les vierges sages de la parabole. « Maintenant, elle exulte de joie dans le paradis »
L'inscription latine rappelle comme elle fut une noble abbesse qui sut conduire les moniales vers le Seigneur, comme les vierges sages avec leurs lampes garnies d’huile.
La parabole des dix vierges : Évangile selon Matthieu, chapitre 25, versets 1 à 13
Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. Les sages répondirent : Non ; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure.
Visité en 2011 et 2026.
6 Rue de Montmorin, 77640 Jouarre
Accès payant
Sources:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptes_de_Jouarre
https://www.abbayejouarre.org/vivre-ici-et-maintenant/l-histoire/joyaux-de-l-histoire
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