L'église romane Notre-Dame de Gargilesse renferme des trésors de cette époque : des animaux fantastiques côtoient des scènes bibliques sur une remarquable forêt de chapiteaux sculptés et la crypte habillée de fresques...
le Christ en croix. "Il ne paie pas de mine à première vue." Pourtant, il a été daté, au carbone 14, du XI ou XIIe siècle, et a la particularité de présent un Christ les yeux ouverts et sans couronne d’épines. "Il n’y en aurait qu’une dizaine de ce type en France."
Elle possède un des plus beaux ensembles de chapiteaux sculptés du Berry (près de 120, il y en a 129 en comptant ceux à l’extérieur) :
- les vingt-quatre Vieillards de l'Apocalypse, sur les huit chapiteaux de la croisée du transept ;
- l'Enfance du Christ avec l'Annonciation, la Visitation, la Nativité, les Rois mages, dans l'absidiole nord ;
- le cycle de Daniel avec Daniel dans la fosse aux lions, le prophète Habacuc, la Tentation du Juge, dans le croisillon sud.
On retrouve des thèmes décoratifs habituels : animaux fantastiques avec lions, centaures et oiseaux symboliques. Des chapiteaux de la nef sont aussi sculptés de rinceaux et personnages dans un style différent.
Les chapiteaux ont été réalisés par plusieurs sculpteurs dont on peut noter des parentés avec les sculptures berrichonnes de Déols et Bommiers, bourguignonnes de La Charité-sur-Loire, ou limousines de Vigeois.
La crypte:
Au sous-sol, sous le chevet et le transept, une crypte de style roman, permettant de reprendre le dénivelé du terrain, est décorée de fresques remarquables des XIIIe et XVe siècles et XVIe siècle. "À l’époque de George Sand, la crypte était recouverte de fresques du XVIe siècle, rappelle Martine Sabroux-Idoux. En 1962, pour leur restauration, on s’est aperçu que d’autres fresques étaient en dessous.
La Vierge située dans la crypte vaut également le détour. Autrefois polychrome, "la légende dit qu’elle a été ramenée de la septième Croisade, entre 1248 et 1254 avec Saint-Louis, par Guillaume de Naillac." En très mauvais état, elle a été restaurée et a perdu sa polychromie dans l’opération.
L'édifice est classé au titre des monuments historiques, en 1840, le plaçant parmi les premières structures à bénéficier de cette protection en France. Cette désignation précoce reflète l'importance de cette église dans la compréhension de l'architecture romane en France.
Visité en 2026.
36190 Gargilesse-Dampierre
Accès libre
Sources:
https://www.valdeloire-france.com/site-culturel/eglise-romane-notre-dame-de-gargilesse/
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Laurent-et-Notre-Dame_de_Gargilesse-Dampierre
La chapelle centrale, la plus décorée, présente trois espaces peints successifs :
- dans le premier : l'Annonciation, la Visitation, l'Adoration des Mages, le songe de Joseph ;
- dans le second : le Christ de l'Apocalypse entouré de part et d'autre de scènes de résurrection ;
- dans le troisième : l'Homme des douleurs face aux instruments de la Passion, avec le Tétramorphe.
Dans le transept sud se trouvent :
- à la voûte, des scènes du Péché originel et la Femme de l'Apocalypse, encadrée par le massacre des Innocents et la Fuite en Égypte ;
- sur les piliers, des figures de saints et des anges portant les instruments de la Passion.
La chapelle sud montre d'un côté la messe de saint Grégoire, et de l'autre la légende de sainte Marguerite
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