Petite histoire de Dinan

Sise sur l’estuaire de la Rance, Dinan se développe dès le XIe siè­cle autour d’un pre­mier pont et de la motte féo­dale des pre­miers seigneurs de Dinan. Cette organ­i­sa­tion (motte cas­trale, bourg et monastère) quitte la val­lée pour s’installer sur le plateau et devient ville ducale en 1283.

 L’arrivée suc­ces­sive de deux ordres men­di­ants (domini­cains et fran­cis­cains) au début du XII­Ie siè­cle per­met d’attester de la puis­sance com­mer­ciale de cette ville bien­tôt ceinte de rem­parts. Les 3 km de for­ti­fi­ca­tions, les 4 portes et les nom­breuses tours de flan­que­ment bâties entre le XII­Ie et le XVI­Ie siè­cle, témoignent de la puis­sance d’une ville appelée par Anne de Bre­tagne « la clé de ma cas­sette ». La Duchesse Anne offrira en 1507 la cloche du bef­froi con­stru­it quelques années auparavant. L’histoire de Dinan ne se fige pas à la fin du Moyen Âge. Deux siè­cles de paix rel­a­tive per­me­t­tent à la ville de se con­stru­ire un nou­veau vis­age : de place forte elle devient ville de cou­vents. La société aisée délaisse les maisons en pans de bois pour des hôtels par­ti­c­uliers en pierre. Après la Révo­lu­tion, la fer­me­ture des cou­vents per­met un redé­ploiement de la ville à l’intérieur des murs ; les faubourgs accueil­lent des indus­tries. Des équipements publics sont con­stru­its (via­duc, gare, etc…). Dinan doit com­pos­er entre mod­ernisme et tra­di­tion : son pat­ri­moine devenant alors un atout touristique.

Avec le classe­ment des rem­parts dès 1886, la ville de Dinan a mon­tré très tôt son désir de pro­téger son pat­ri­moine archi­tec­tur­al. Les actions suc­ces­sives des maires de Dinan (M. Geis­do­er­fer, Y. Blan­chot, R. Benoit) ont per­mis la pro­tec­tion, la sauve­g­arde, la mise en valeur des 115 maisons en pans de bois, du don­jon, des 2,650 km de rem­parts, des églis­es Saint-Sauveur et Saint-Malo, des cou­vents, de la gare, etc… Ville d’art et d’histoire depuis 1986 cette poli­tique pat­ri­mo­ni­ale a con­duit à la mise en place, en 1996, d’un secteur sauve­g­ardé de 90 ha (sur les 410 ha de la ville). Les inter­ven­tions récentes ont porté sur la restau­ra­tion de plusieurs maisons en pans de bois, des vit­raux et reta­bles des églis­es, de la salle d‘honneur de l’Hôtel de Ville ; sur la réha­bil­i­ta­tion com­plète de l’ancien cou­vent des Domini­caines devenu le Cen­tre de Ren­con­tres Economiques et Culturelles.

D'après Bernard Tanguy et Hervé Abalain, Dinan est un nom qui repose sur le breton din (variante moderne du gaulois dun), « forteresse » ou « fortin », suivi du suffixe diminutif -an. Dinan désignerait la « petite forteresse ». Il serait donc à rapprocher du Kastell Dinn, le château de Dinan, une formation rocheuse sur la presqu'île de Crozon, ainsi que de Kastell-Dinan ou Castel Dinan, une motte féodale à Plouigneau

Visité en 2026.

 

22100 Dinan

 

Sources:

https://www.sites-cites.fr/territoires/dinan/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dinan

L'église Saint-Malo

Basilique Saint-Sauveur

Le château

La tour de l'horloge

 La rue du Jerzual 

Le port de Dinan le long de la Rance 

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