Le palais comtal d'Angers

Peu de vestiges subsistent aujourd’hui au sein du château d'Angers. Seuls les murs de la grande salle de réception, la chapelle Saint Laud et les étuves sont encore visibles.

En 851, l'évêque d'Angers, Dodon, permet au comte d'Anjou de s'installer sur un terrain, « près de l'enceinte ». Cette position permet de surveiller la Maine à une époque où Angers était vulnérable aux raids normands. Cela ne les empêchera pas de s'emparer à plusieurs reprises de la ville. Dans le même temps, les Bretons effectuent des raids et s'emparent d'une partie du territoire angevin.

C'est une fois la période de troubles et d'invasions terminée que les comtes d'Anjou édifient ce qui deviendra le palais comtal. Celui-ci ne subira jamais de siège et sera très peu fortifié car les comtes d'Anjou vont peu à peu soumettre le Poitou, le Maine, la Normandie et l'Aquitaine. Il est alors mentionné comme une aula et non comme un castrum. Par conséquent, il sera constitué en majorité de bâtiments d'habitations. La Grande salle, ou aula a été construite à l'extrémité ouest du promontoire, probablement sur l'ancienne terrasse antique tandis qu'une cuisine prenait appui sur l'ancienne enceinte gallo-romaine. La chapelle Sainte-Geneviève, qui dessert les habitants du site, reçoit vers la fin du IXe siècle les reliques de saint Laud, lesquelles lui laisseront finalement leur nom. Au Xe siècle, une étuve jouxtant le palais est construite sur le système gallo-romain et dont les bases des colonnes de tuyaux ont été retrouvées lors des fouilles du palais comtal. Au XIe siècle, la grande salle est agrandie vers le nord, passant de 300 à 500 m2.

Vers le XIIe siècle, le palais passe sous le contrôle de la dynastie des Plantagenêts. En 1131 ou 1132, un incendie le dévaste. Pendant la reconstruction, la grande salle est réaménagée et dotée de l'actuelle porte. Les appartements continuent d'y évoluer vers le nord et le sud de la cour. Enfin la nouvelle chapelle Saint-Laud est érigée à l'extérieur de l'enceinte romaine sur laquelle elle appuie sa façade nord. C'est une chapelle à nef unique voûtée en berceau brisé, ne présentant qu'une unique absidiole sur sa façade sud. En 1165 Aliénor d'Aquitaine accouche de sa fille Jeanne au château. L'Anjou fait alors partie de l'empire Plantagenêt, le palais perd son rôle de centre politique alors que les souverains plantagenêts ne tiennent plus qu'épisodiquement leur cour à Angers. Les chambres et logis se dégradent.

Visité en 2026.

 

2 Promenade du Bout du Monde, 49100 Angers

Accès payant

 

Sources:

https://www.chateau-angers.fr/var/cmn_inter/storage/original/application/1dbf1443c9d6d6c6f19585e2cdaadb47.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Angers

la grande salle de réception

la chapelle Saint Laud

les étuves

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